L'accouchement par césarienne

Sur: Friday, March 2, 2018 Commentaire: 0 Frappé: 259

En France, plus d'une femme sur cinq donne naissance à son enfant par césarienne (21%), un chiffre qui se situe dans la moyenne basse de l'Europe.

Pourquoi a-t-on recours à une césarienne? 

La décision de pratiquer une césarienne est habituellement prise en fonction de l’état du bébé et de la mère. Dans certains cas, le médecin peut décider de planifier une césarienne avant même que le travail commence pour protéger la santé du bébé ou de la mère. Dans d’autres, c’est pendant le travail que la décision de faire une césarienne est prise. Il s’agit alors d’une césarienne d’urgence.

Césarienne d’urgence

Voici les raisons pour lesquelles la décision de pratiquer une césarienne est habituellement prise après le début du travail :

  • Aucun progrès dans le travail
    Il s’agit de la raison la plus fréquente pour laquelle on a recours à une césarienne. Cela signifie que le col de l’utérus de la mère cesse de se dilater pendant plusieurs heures ou que le bébé ne descend pas dans le bassin et le canal vaginal en vue de naître, même si la mère a des contractions normales et régulières. Si les autres méthodes utilisées pour faire progresser le travail ne fonctionnent pas, une césarienne est alors nécessaire.
  • Des préoccupations concernant le bien-être du bébé
    Il s’agit de la 2e raison la plus fréquente pour laquelle on a recours à une césarienne. La principale préoccupation concerne en général des changements inhabituels de la fréquence cardiaque du bébé durant le travail. Lorsque l’état de santé du bébé semble menacé et que la naissance n’est pas imminente, une césarienne peut être recommandée.
  • Le placenta se décolle de l’utérus (décollement placentaire)
    Le placenta doit demeurer collé à l’utérus jusqu’à la naissance du bébé. Le décollement prématuré du placenta peut entraîner d’importants saignements et prive le bébé de l’oxygène dont il a besoin. Dans un tel cas, une césarienne d’urgence est nécessaire.

Césarienne planifiée

Une césarienne peut être planifiée pour des raisons liées au bébé, par exemple : 

  • La position du bébé
    Dans environ 3 % à 5 % des grossesses, le bébé se présente par le front, la face, les fesses, les pieds et même par l’épaule au lieu de par la tête. Ainsi, il arrive que la position adoptée par le bébé ne soit pas favorable à un accouchement par voie vaginale. Le médecin peut alors essayer d’effectuer une version afin de tourner le bébé pour le placer la tête en bas à la 36ou 37semaine de grossesse. Il arrive cependant que la manœuvre ne fonctionne pas ou qu’il ne soit pas possible de la réaliser pour certaines raisons médicales. Dans ce cas, une césarienne peut être planifiée. 
  • La grosseur du bébé
    Une césarienne est nécessaire si le professionnel de la santé estime que le bébé est trop gros par rapport au diamètre du bassin de la mère. 
  • La croissance du bébé
    Si le bébé présente un retard de croissance important, il peut parfois être nécessaire d’effectuer une césarienne afin de faire naître le bébé avant la date prévue.

Une césarienne peut aussi être planifiée pour des raisons liées à la mère, par exemple : 

  • Une naissance précédente par césarienne
    On avait autrefois l’habitude de dire : « Césarienne un jour, césarienne toujours », mais cet adage n’est plus nécessairement vrai aujourd’hui. La décision de réaliser une seconde césarienne dépend de la raison pour laquelle la première a été effectuée ainsi que du type d’incision qui a été faite. De nos jours, de 60 % à 80 % des mères qui ont déjà accouché par césarienne pourront accoucher par voie vaginale lors d’une prochaine grossesse. 
  • Des problèmes liés au placenta 
    À la première échographie, le placenta peut recouvrir l’ouverture du col de l’utérus. Puis, il peut remonter au cours de la grossesse et ainsi ne plus entraver le passage du bébé dans le canal vaginal. Une césarienne doit cependant être planifiée si une partie du placenta couvre encore le col de l’utérus (placenta prævia) au moment de la naissance. 
  • L’état de santé de la mère
    Une césarienne est parfois nécessaire si la mère est atteinte d’un trouble d’hypertension comme la prééclampsie, d’un trouble cardiaque ou d’un diabète ayant entraîné un poids élevé chez le bébé, ce qui peut rendre difficile son passage dans le bassin de la mère.
  • Différents types d’infection
    La césarienne peut être requise lorsque la mère a une infection. Par exemple, si la mère présente des lésions d’herpès actives à la vulve ou au vagin, il convient de planifier une césarienne pour empêcher que le bébé soit infecté lors de l’accouchement. 
    De même, une mère infectée au VIH pourrait transmettre le virus au bébé lors de l’accouchement. Une césarienne pourrait être envisagée pour protéger la santé de son enfant.
  • Des raisons non médicales
    Certaines femmes demandent à leur médecin d’accoucher par césarienne en raison de leur peur ou de leur anxiété face au travail. Dans ces circonstances, l’équipe de soins évaluera les raisons qui motivent la mère à demander une césarienne. Chaque situation est analysée individuellement afin de répondre au mieux aux besoins de chacune des femmes. Lorsqu’il s’agit de la peur de la douleur, plusieurs pistes de solution peuvent être proposées à la mère pour la rassurer et la soulager avant de considérer une intervention chirurgicale comme la césarienne.

Ce qu'il faut savoir

  • De façon générale, les césariennes se déroulent bien. Cependant, comme toutes les chirurgies, cette intervention peut avoir des conséquences sur le rétablissement de la mère.
  • Le futur papa n'est pas autorisé, dans la grande majorité des situations, à rester au cours de l'accouchement.
  • L'allaitement peut s'effectuer, mais un délai de 10 heures environ après l'accouchement doit être attendu. 
  • Une anesthésie péridurale est pratiquée dans la majorité des cas. 
  • Il est d'usage d'envisager 3 à 4 césariennes au maximum en raison des risques liés à la cicatrice.

Césarienne : et après ?

De retour dans votre chambre, encore un peu sonnée par ce que vous venez de vivre, vous vous demandez pourquoi on vous laisse tous ces tuyaux. Ne vous inquiétez pas, c’est normal, ils vont vous assister pendant quelques heures, le temps que votre organisme soit à nouveau totalement opérationnel. Ainsi, la perfusion vous nourrit et vous hydrate en attendant votre premier repas, dès le soir, sans doute.
La sonde urinaire permet d’évacuer les urines ; elle sera retirée dès que celles-ci seront suffisamment abondantes et de couleur normale.
Dans certaines maternités, l’anesthésiste laisse également en place le cathéter de la périduralependant 24 à 48 heures après l’intervention, afin de maintenir une légère anesthésie. Ou lorsque la césarienne a été difficile (hémorragie, complications) et que le chirurgien risque de devoir intervenir à nouveau.
Quelquefois enfin, un drain (ou redon) est inséré sur le côté de la plaie pour évacuer le sang qui pourrait encore s’en écouler, mais c’est de plus en plus rare.

Allaiter, c’est possible quand on a eu une césarienne

Rien n’empêche de mettre son enfant au sein dès la salle de réveil. L’important, c’est que vous soyez tous les deux installés confortablement. Par exemple, allongez-vous sur le côté et demandez que l’on pose votre bébé, la bouche à hauteur de votre poitrine. A moins que vous ne soyez mieux sur le dos, votre petit couché en travers sous votre aisselle, sa tête au-dessus de votre sein. Vous ressentirez peut-être quelques contractions désagréables pendant la tétée, ce sont les fameuses “tranchées” qui permettent à l’utérus de retrouver sa taille initiale.

Premiers pas… avec la sage-femme

Partagée entre la peur d’avoir mal et l’envie de garder votre bébé dans les bras, difficile de trouver la position idéale. Pendant les premières 24 heures pourtant, aucun doute : restez allongée sur le dos. Même si c’est très frustrant. C’est la meilleure position pour favoriser la circulation sanguine et la cicatrisation. Patience, dans 24 à 48 heures, vous pourrez vous lever, en vous faisant aider. Commencez par vous tourner sur le côté, repliez les jambes et asseyez-vous en poussant sur votre bras. Une fois assise, posez les pieds bien à plat sur le sol, prenez appui sur la sage-femme ou sur votre compagnon, et redressez-vous en regardant droit devant vous. Plus vous marcherez, plus votre convalescence sera rapide.

Mais soyez raisonnable : n’allez pas vous contorsionner ... Et pour cela rien de plus simple ! Avoir La chambre bébé Lit'bellule avec son lit surélevé 

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